30.11.2006
Journal d'Al' : Petites nouvelles ...
Al' est en pleine forme...
Enfin, c'est ce que parfois l'on peut dire, lorsque, pendant de courts moments, il rayonne. C'est son aisance à table pour découper sa tarte aux pommes et l'imprégner de yaourt avant de la mettre en bouche. C'est un bon mot qu'il sort à brûle-pourpoint après un long silence. C'est une remarque à la pertinence déconcertante à l'encontre d'un fait ou d'une personne qu'on avait pas forcément remarquée...
Triton, dit Al' est rajeuni de 10 ans...
Faut pas grand chose, une coupe de cheveux, un rasage de frais et hop, 10 ans de moins... Parce qu'il le vaut bien!
APlus jeune au repas, avec un bon coup de fourchette et quelques réactions à chaud sur son assiette vide quand il est servi en second, ou une appréciation mitigée sur la langue de boeuf hachée qu'il trouve moins bonne que ma part, en morceaux...
Instit' un jour, instit' toujours!
Cà c'est vrai! L'orthographe, le calcul, la lecture, l'écriture, Triton était champion... Formé à l'Ecole Normale d'Instituteurs de Versailles dans les années 30. Rigueur et discipline règnaient alors, et il ne fallait pas rentrer du sport du jeudi après midi avec 10 minutes de retard car alors on se retrouvait "collé" pour le week-end!
Et le réveil, à 6 heures pétantes en plein hiver (l'été c'était plus tôt!) pour nettoyer le dortoir, les couloirs et passer la paille de fer sur les marches en bois de l'escalier( une deuxième équipe les cirait!)! C'était pas le bagne mais la discipline était quasi militaire... Trois ans à ce régime, çà forge un homme! Cependant, c'est pas énorme par rapport à toute une vie...Ce qui semble l'avoir le plus marqué, ce fut sa scolarité au cours complémentaire de Beaumont sur Oise, avec des profs géniaux dont il me louait, trente ans plus tard, la richesse de leur rapport aux élèves... Ces sorties avec Dufourmantel dans la forêt du Lys, ces leçons de sciences naturelles, d'éducation physique, l'ont marquées à vie, lui donnant envie à son tour d'enseigner, d'offrir à ses élèves les moyens d'un épanouissement total... Tout çà sentait bon la méthode Freinet, et je me demande bien ce qu'il penserait des directives de notre ministre de Robien! Personnellement je vous en dirai deux mots quand mon irritation sera retombée... Cà fait un mois qu'il m'exaspère en n'existant que par ses provocations au sujets des méthodes alors qu'on ne lui demande que de donner aux enfants les moyens d'une bonne éducation... (moyens financiers, matériels, humains, la gestion pas la péda!)...
Je m'égare... Revenons-en à Triton qui, après s'être assoupi quelques secondes juste après les carottes râpées rouvre les yeux doucement et pose son regard sur le menu du jour qu'on avait déjà analysé plusieurs fois...
" Y'a une faute, là!
- Une faute? Où çà une faute?" demandais-je provocateur.
" Là, râpées, E(é)-E-S, les carottes, féminin, pluriel!" Ben voyons, c'est bien sûr! ...
Après cet éclair de lucidité, il eu encore quelques absences mais celà ne l'empêcha pas de s'envoyer toute sa tarte aux pommes (à la pâte feuilletée excellente) en la découpant en fines lamelles qu'il passait dans son yaourt aux cerises. La recette n'est pas très orthodoxe, mais pourquoi donc le contrarier... C'était peut-être très bon? En tout cas, à lui, çà lui a plu!
22:55 Publié dans Journal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Alzheimer, famille.
23.11.2006
Energie solaire.
- 2004-2005 Première étude de faisabilité par la société MW-Line SA, à Yvonand (Vaud)
- Mars 2006 Annonce du défi
- Dès mars 2006 Recherche de partenaires financiers et de sponsors (1 à 3 sponsors principaux, visibles sur le bateau, s'en partageront la propriété)
- 2006-2007Mise en place de léquipe opérationnelle
- 2006-2007 Design conceptuel
- 2006-2008 Design détaillé et fabrication du bateau
- Début 2008 Premiers tests
- Dès 2008-2009 Départ pour le tour de monde avec escales, à l'énergie solaire, en 120 jours. Ce dernier sera synonyme de première traversée de l'océan Atlantique et Indien avec un tel bateau. Dans l'océan Pacifique, il s'agira de battre le record de la traversée sur un bateau solaire (138 jours), détenu depuis 2003 par l'aventurier japonais Horie Kenichi.
- Dès 2010-2011 Départ pour le tour de monde sans escale, à l'énergie solaire et à l'hydrogène, en 80 jours.
19:00 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : energies renouvelables.
22.11.2006
Reproduction, transfert en tout genre.
Il y a pas mal d'années, des copains m'avaient offert ce poster...
Pas fétichiste pour deux ronds, j'ai l'habitude de me débarrasser des objets encombrants et un peu périmés, pourtant je ne me suis jamais séparé de cette photo... Peut-être parce qu'elle correspondait à un nouveau départ dans ma vie, ou alors parce qu'elle effectuait un retour en arrière sur ma jeunesse "peace and... rock"?
Toujours ami avec les commanditaires, peut-être crains-je de les vexer lors de leur prochaine visite? du coup, le tableau trône encore en bonne place dans mon appart', et force est pour moi de m'imposer, de temps à autre, une petite toilette de la vitre du cadre.
La poussière, l'occasion de caresser ses souvenirs...
D'habitude, un peu de liquide-vitre, et j'astique le verre avec du papier journal... C'est efficace et économique... Mais hier, dans un souci de perfection, j'entrepris d'aller au bout de ce geste ménager. Me saisissant de mon tee-shirt blanc, j'astiquais une dernière fois la vitre, et redonnais un peu d'éclat à la photo de Steve steigman (1979) sur un concept de Lars Anderson.Me saisissant de mon tee-shirt blanc...
Un flot de souvenirs me revint alors, comme si la poussière disparaissant, le passé ressurgissait. Pas très doué pour ce genre de littérature, ou de peur de vous émouvoir, je ne m'aventurerai pas dans une description proustienne des pensées qui m'envahirent alors...
Le moment anodin devint tout à coup plus vibrant... Je mis çà sur le coup du café de 10 heures que je me préparais à prendre.
Face au tableau, j'admirais mon oeuvre de nettoyage et le chef d'oeuvre ainsi ressussité. Ma fille, passant par là, s'étonna de mon nouveau tee shirt.
"Quel tee-shirt ?" lui demandais-je.
-Là, sur ton dos... c'est marrant avec cette reproduction... "
J'y crois pas! C'est vrai quoi, à travers la vitre? C'est pas possible que la photo se reproduise comme çà?
Vous y croyez, vous au surnaturel?
22:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : photo, souvenirs.
21.11.2006
Chauve, souris!
8 millions de fronts dégarnis, un bon million de chauves...
Ouarf, çà dépend de ce qu'on appelle, front dégarni... Moi qui vous parle, je pourrais presque en faire partie, de ces 8 millions! Bon je complexe pas pour autant, même si, le moins qu'on puisse dire, c'est que çà ne rajeunit pas!
Enfin, c'est pas pire que les tempes grisonnantes... D'accord mais les deux...
En tous cas, y'a plein d'avantages à être chauve... J'vous passe les traditionnels arguments fallacieux... Economie de shampoing, de coiffeur, pas de cheveux dans la soupe ni sur la langue, pas de pellicules, etc. D'ailleurs je vous renvoie au livre de Philippe Eliakim, l'éloge des chauves, aux éditions robert Laffont.
En plus y'a plein de sportifs super forts qui sont chauves, des nageurs, des footeux... Et des politiques aussi, et des acteurs... A tel point que maintenant, on trouve même des hommes qui vont chez le coiffeur pour se faire tondre! Le comble!
Une communication scientifique dans le Lancet, ou ailleurs ...
Nous apprend que la calvitie est liée à un excès d'hormones masculines (si, si!) et qu'elle va très rarement de pair avec l'impuissance.
"Calvitie précoce, érection féroce!" proclame Philippe Eliakim!
Et moi, en plus j'ai un grand nez... Heureusement que je n'ai, par ailleurs, qu'un front dégarni, sinon, j'aurais jamais pu me reposer... (Prétentieux va! )
20:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Calvitie, société.
20.11.2006
L'archi du lundi: Immeubles en série!
Là au coin de la rue d'Alembert...
Dansla rue Nicolas Chorrier, c'est le troisième immeuble neuf qui s'achève dans les peintures de façades et les aménagements extérieurs. (rampe pour les garages, entrée et boites aux lettres, trottoirs à reprendre...)
C'est pas du grand standing, pas vraiment original non plus, bien que, sur la façade nord, on peut deviner des "doubles hauteurs" toutes vitrées, style "atelier d'artiste". En fait, le quartier s'y prête bien, avec ses squats, les associations et les lofts qui fleurissent dans ce tissus intermédiaire, où le résidentiel a gagné sur l'industiel dans la seconde moitié du siècle dernier.
Les ateliers et les petites entreprises ont déménagé petit à petit, laissant des espaces libres pour des maisons individuelles, puis, avec la crise de l'immobilier et les prix du terrain, pour des petits immeubles...
Dans la même rue, côté centre ville, les rez de chaussée sont vitrés et aménagés pour accueillir des magasins, ici, ils sont aveugles et laissent deviner des garages et locaux techniques.
Et ici, un peu plus loin, à l'angle de la rue H Le Chatellier...
Toujours dans cette rue Nicolas Chorrier, un immeuble moderne des années 70/80, me regarde fièrement, avec la façade au coin coupé, ornée de balcons 1/2 circulaires .Le bâtiment ne paie pas de mine, il participe simplement à la construction de la ville, alliant habitat et locaux commerciaux en rez. Il n'a pas la richesse architecturale de son vis à vis, d'un demi siècle son ainé.
C'est des contrastes et des oppositions que naissent la richesse... Dit-on?
Contrastes entre notre immeuble et la piscine moderne, plus loin, et la maison de la fédération des oeuvres laïques de l'Isère.
Comme un air de famille...
D'un seul coup c'est évident!
A 100 mètres l'un de l'autre, face à face, ils se regardent en chiens de faïence, comme deux serre-livres sur une étagère en bois exotique, stricte reflet l'un de l'autre, tant les principes qui ont présidé à leur dessin semblent identiques: Même angle coupé, même ouverture sur le carrefour, même balcons arrondis. Curieusement, ces balcons sont de la même famille. Celle du grand balcon mais pas encore terrasse! Surprenant non?
Ces espaces qui donnent à l'évidence sur des séjours, ne permettent même pas d'installer une table et des fleurs... C'est ou l'un ou l'autre! Dommage...
18:25 Publié dans Arts, architecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : architecture, ville.
19.11.2006
Recette de cuisine: la soupe à la citrouille.
D'abord faut la bonne citrouille...
Revenons-en à la recette...
Super simple, comme toujours, super bon... Des fois, souvent!
T'as ta courge, tu l'épluches...
La couper en gros cubes, les mettre à réduire à feu doux dans une cocotte. Rajouter sel, poivre et une gousse d'ail.
La bête, elle va tellement rendre d'eau, que çà pourra faire le liquide de la soupe. En plus elle se désagrège en même temps, évitant la corvée du mixer, que, personnellement, je remplace dans mes soupes, par un presse-purée faute d' engin approprié. Résultat moins onctueux, mais plus goûteux, à l'aspect plus rustique.
30 minutes plus tard, c'est cuit, la courge est complètement en bouillie, l'eau rendue peut faire la soupe, pour plus de consistance je mets un yaourt ou 1/2 pôt de crème fraîche épaisse.
Variante, le grâtin...
Comme ci dessus...
30 minutes plus tard, c'est cuit, la courge est complètement en bouillie, l'eau rendue, cette fois-ci est retirée, pour plus de consistance, je mets aussi un yaourt ou 1/2 pôt de crème fraîche épaisse, et j'ajoute 150 grammes de fromage râpé, 50 g. incorporé, le restre dessus avec 2 ou 3 noix de beurrre. Enfourner 20' à thermostat 7, pour faire grâtiner..
C'est un tout petit peu plus compliqué, c'est surtout plus cher, le four, çà consomme... Mais c'est délicieux!
19:00 Publié dans recette | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cuisine
18.11.2006
La voix de son maître!
Et voilà que ressurgissent tous mes souvenirs de jeunesse...
Eh, mec, t'y es pas! D'enfance il faut dire...Ok. C'est vrai, en 53, au siècle précèdant, j'étais pas très vieux, et je regardais le poste de radio qui trônait dans la salle à manger comme un drôle de personnage qui ne changeait jamais de tête mais tout'l'temps de voix! Même que parfois il jouait de la musique...
Je me souviens de jeux radiophoniques comme le jeu des mille francs, avec ses capsules, de Bartissol et le " Chers amiiiisss... Bonsoooiiirrr!!!" (de lucien Jeunesse)... Et cette chronique, un peu déjantée "sur le banc" avec Jeanne Sourzat et... j'ai oublié le nom de son complice clochard qui chaque jour, entre un coup de rouge et une boûchée de sandwitch au calendos, commentait l'actualité. Si l'un d'entre vous retrouce ce personnage, ce s'rait bien de rendre à César...
Cette radio, elle était immense, en bois jaune,
Avec un tissu doré devant le haut parleur qui prenait toute la partie gauche du poste, tandis que l'autre côté était rempli par le cadre de recherche des stations... Si mes souvenirs sont bons, sur le poste on écoutait radio luxembourg et rien qu'çà, pas de zapping à l'époque...
Et, en haut, juste en dessous du logo "La voix de son maître", cette lumière verte, aux reflets chamoirés, énorme comme une lampe de chevet, pour indiquer que le poste était en tension! Tu parles, on pouvait pas l'ignorer tant un mauvais réglage entraînait un grésillement insupportable... Mais bien calé sur la bonne longueur d'ondes... C'était... C'était la voix de son maître! Le numéro un du poste de radio. Bien avant les postes à transistors et la miniaturisation de ces engins diaboliques! (comme disait ma grand mère qui avait peur que les ondes lui détruisent le cerveau... un peu comme aujourd'hui avec les portables?)
Et récemment, je retrouve un microphone, un vrai !
Rutilant comme s'il était encore en service, sa pile de disques de 78 tours en vinyl juste à côté dans leur pochette papier! Pas possible, les proprios, avec leur look tiré d'un film d'épouvante,me font même une démonstration!
On approchait de minuit et je me demandais si je rêvais pas... L'un calme comme un revenant qui triait sa collection de disques d'antan, et l'autre exitée comme un diable sortie de sa boite, après s'être reposée pendant un siècle! Pourtant, non, c'était bien elle qui le matin avait fait une balade avec nous! A moins... A moins que je sois en présence, là, de son fantôme ou qu'elle, soit le fantôme de son ancêtre! Drôle de couple! Et lui, ce regard, j'en avait quelques sueurs froides... Mes amis, autour, étaient tout aussi interloqués, agités de rires nerveux ou de soubresauts hystériques.
Est-ce que vous pouvez lire cette vidéo? Un p'tit commentaire pour m'éclairer, pour moi elle ne fonctionne pas! (il s'agit d'un fichier avi, 3,18Mo.)
18:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : musique.
17.11.2006
Avec Ségo, un vent de fraîcheur...
Elle est bien excentrique, originale, décalée, baroque donc...
Et en plus, elle porte, semble t-il, les espoirs de beaucoup pour changer la façon de faire de la politique...
Changer le rapport au peuple, au médias, abandonner la démagogie, les promesses à la légères, les coups de mentons à la sarko... Du concret, du simple, du pratique, de l'efficace, du juste... Pour ceux qui trouvaient que Ségolène Royal aurait mieux fait de rester dans sa cuisine, on peut à notre tour, espérer qu'elle gèrera la France en bonne mère de famille...
On a parlé aussi de liberté, de s'affranchir du carcan du parti, des dogmes idéologiques, tout en respectant le programme socialiste.
Ben finalement, moi, tout çà me va bien... Certes, attendons de voir comment elle va colorer en vert, rouge et rose le programme socialiste, comment elle va séduire par des propositions lumineuses...
Si j'étais elle, le Parti...
Le parti, c'est une forteresse, un poids, un outil, un allié, mais il trimballe aussi, de par l'histoire, quelques souvenirs un peu sombres... Il faudra dépoussièrer tout çà, ( en bonne femme de ménage, bien sûr!), et repeindre les éléphants gris en rose.
Mieux, un bon coup de balai, un peu de rangement rue de Solférino, et ne pas céder aux pressions politiques et aux magouilles internes... (Je te tiens, tu me tiens...)
Fraîcheur ne rime pas avec Frêche!
Le vent de fraîcheur auquel on s'attend, que l'on attend tous, doit la pousser à refuser de partager son parti avec des socialistes incontrôlables et incontrôlés, qui ne se contrôlent pas eux mêmes! Déjà Georges Frêche, président de la région Languedoc-Roussillon avait "dérapé", c'est le moins que l'on puisse dire, au sujet de Harkis... ("Ces sous-hommes avait-il dit!") Et le voilà mainteant qui déclare "avoir honte pour le pays.... puisque dans cette équipe (deFrance de foot-ball) il y a neuf blacks sur onze!"
Allez ouste, du balai, on vire Frêche!
Ce bon coup de sang montrerait bien qu'elle peut faire avec le parti, pour le parti et le peuple français, sans se sentir coincée par le vilain côté politicien du PS.
J'attends qu'çà!
18:55 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ségolène, socialiste.
16.11.2006
Journal d'Al': Repas d'automne.
Le 16 novembre, repas d'automne?
Mais le 15 c'était déjà l'automne et le 17 ce sera encore la même saison! En fait je sais pourquoi c'était aujourd'hui le repas d'automne...
A cause du beaujolais nouveau! Pardi! Le beaujolais nouveau, à la place du traditionnel vin rouge de table, quelconque, puisque je le coupe en 3 ou 4 pour qu'il laisse à Triton la majeure partie de ses facultés. D'ailleurs j'aurais du m'en douter en voyant la déco dans un coin de la salle à mangersur fond de fresque gauguine... Automnale et viticole...
Un repas d'automne comme un réveillon de Noël!
Pour le 16 novembre, vous savez tout, c'est à cause du beaujolpif! Mais pour le côté automnal... Tout y était!
Salade gourmande...
Saûté de cerf grand veneur,
grâtin dauphinois.
Plateau de fromages.
Framboisier...
Beaujolais
café
La salade gourmande... Petite tranche de foie gras sur un lit de salade avec des copeaux de jambon cru de Bayonne...
Je me dis que j'ai bien fait de venir...
Le cerf grand veneur, un grand bonheur! Le gratin, classique, ou plutôt non, vue la quantité de crême, il devait pas être dauphinois !
Jusqu'au dernier pépin de framboise Triton a lèché l'assiette à dessert.
Au restaurant de la résidence Bévières, il y a toujours un petit café derrière...C'est pas la cantoche, c'est pas des fantoches. Les gens ne sont pas pressés, le personnel est disponible et se met en 4 pour satisfaire les vieux grincheux comme les timides discrets. Le repas est un moment privilégié, tout le monde est là pour aider les anciens en difficulté, couper une viande, mettre une serviette, redresser quelqu'un qui glisse de sa chaise.
Et le beaujolais nouveau ?
Heu... Ben... Bien... Rouge...J'aime pas donner dans le conventionnel... Tant pis j'me lâche!
En faisant tourner le breuvage dans son contenant, on ferme un oeil et là, on voit un rouge profond, sa robe pourpre veloutée s'accroche légèrement laissant deviner sous ses jupons légers des cuisses charnues alanguies sur le bord du verre.
Puis le nez y prend goût et s'enivre de ses odeurs, de fruits rouges, bien sûr! Cette année, je sais pas encore, il me semble que ce sera... framboise peut-être!
Long en bouche, il imprègne les papilles d'un goût de terroir, celui des gônes certainement. Rude et rèche...
Nouveau, 75 cl., cellier des gônes, 12°...
Il ne laisse pas de trace, sinon sur la nappe, où quelques gouttes donneront du fil à retordre à la lingère... Rien à la tête, même si on pourrait le croire en lisant ces lignes. Non je n'ai pas abusé, un verre seulement, une gorgée ou deux pour goûter et le reste coupé.
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A papa, il lui déliera la langue et lui donnera des forces pour qu'énergiquement il me repousse, quand, attentionné, je me propose de l'aider à engager une fourchette sous une pomme de terre récalcitrante.
Que d'la frime, il me rassure avec un clin d'oeil entendu...
19:55 Publié dans Journal | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : beaujolais nouveau, journal.
15.11.2006
Royal ou baroque, la Ségolène ?
Baroque. Deux fois en quelques heures...
Et voilà que je le retrouve dans la presse, à la page "rebonds" du libération de mercredi sous la plume d'Alain Duhamel..."Ségolène Royal illustre l'archétype de la troisième gauche la plus baroque..."
Cà fait plus de 20 ans que j'utilise ce mot, "baroque", depuis que je m'intéresse à l'architecture et que j'ai écumé les trésors d'architecture de Rome. Et voilà, un doûte m'envahit, je ne suis pas certain de donner à l'adjectif accolé à la troisième gauche dont Ségolène serait l'archétype, le sens exact!
Déjà, la troisième gauche... J'croyais, naïf qu'y en avait qu'une, celle à gauche de la droite! C'est vrai on connait le centre gauche, le PS et l'extrème gauche, mais tout çà, c'est bien la gauche? Bref, laissons la troisième gauche car en fait, je pense avoir compris, mais baroque?
Petit Larousse illustré ed. 2002, page 120 et 121:
Je vole le dico dans la chambre d'un gamin, et je lis:
L'art baroque:Le terme baroque a une origine précise: En joaillerie, il désignait une pierre mal taillée. Le baroque était donc l'anormal, l'exubérant...voire le décadent!
Acception un rien pégorative... Ce mot, désignant plus tard une forme artistique à part entière, devient, de fait quelquechose de plus fréquentable... On ira même jusqu'à dire, au même titre que gothique ou romane: une église baroque! Alors si même les églises sont baroques...
En art, le baroque veut étonner, toucher les sens, éblouir... En musique, ce style se développera avec Rameau, Couperin, Vivaldi et Bach... Pas mal, non? J'aime mieux çà!
Mais pour Ségo l'archétype?
Page 121 du même dico:
Une idée, un personnage baroque: qui manifeste de l'originalité ou de la bizarrerie; excentrique.
Bizarre, vous avez dit bizarre? D'accord c'est pas trop positif, mais excentrique, c'est pas mal çà? En faisant référence à l'espace, exentrique c'est ce qui n'est pas au centre, donc plutôt à gauche... (en tout cas j'espère pas à droite!) L'idéal serait qu'elle soit très excentrique!
Et enfin, cerise sur le gâteau, super du nec plus ultra, l'originalité! Si nos politiques font preuve d'originalité dans l'approche des dossiers, dans la recherche de solutions... Cà c'est bien! Et comme avec Ségolène Royal on peut s'attendre quand même à un peu de rigueur et de classicisme dans son comportement et son apparence, je crois que l'on va lui affubler bientôt un nouveau style:
Ségolène invente le baroque juste!
Voilà, il n'était pas possible aujourd'hui de ne pas parler de Ségolène Royal pour se démarquer de tous et intéresser un peu... Demain, avec le résultat du vote des militants du PS pour le choix de leur candidat à la présidentielle, ma réflexion serait passée inaperçue!
Tiens, moi aussi j'suis un peu baroque!
16:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, gauche.









