20.04.2007

Ecrire et parler...

Graphologie... Une science!
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Je frémis à l'idée que l'on puisse apprendre sur moi à travers cette page de notes ! 

 

La graphologie, cette science, technique de l'interprétation de la personnalité de l'auteur à travers son écriture est censée nous apprendre plein de choses... 

même si, personnellement j'ai toujours un peu douté de la véracité des enseignements que l'on pouvait tirer des analyses graphologiques, une science présente l'infaillibilité liée à son statut. Force est d'ailleurs de constater que ses enseignements font partie des éléments scientifiques fournis par des experts, utilisés parfois dans des situations très graves comme des procès, ou des embauches!

 Je m'étonne donc de ne trouver aucune interprétation des textes manuscrits que nous avons tous reçus, dans la profession de foi des candidats à la présidence de la république... Je vais m'empresser donc d'y remédier.

 

Les beaux discours sont une chose... 
Les discours, dans l'instant, touchent par le ton, le choix des mots, la force et l'intonation, à notre émotion plus qu'à notre compréhension ou notre réflexion... Certes on suit le fil, on comprend le sens, mais une même idée a d'autant plus de force, qu'elle est "bien" exprimée...Le fond et la forme, éternel dilemme!

D'ailleurs on dit bien que "seuls les écrits restent."... Ce n'est pas qu'on oublie les paroles, mais ce que nous gardons d'elles n'est souvent qu'une impression fugitive, une appréciation globale, qui tient plus de la séduction de son auteur que du sens exprimé. Ainsi donc il serait plus important d'analyser les programmes que d'écouter les candidats en meeting! Cà, on le savait, mais il n'empêche que le rituel et la mise en scène de ces réunions nous montrent bien que la séduction prime, que la forme, plus que le fond souvent outrancier, est là pour fanatiser...

On pourrait d'ailleurs s'interroger sur l'escalade que se livrent les candidats dans la recherche du plus grand nombre de participants à leur meeting! Les salles sont de plus en plus grandes, halles de sports, Zénith, Bercy, à quand le stade de France!

Les orateurs, galvanisés alors par tant de coeurs, de mains qui se tendent et de cris qui les portent, en perdent parfois les pédales, oublient le texte et dérapent... Cela n'a, le plus souvent pas d'importance tant l'auditoire est prêt à s'enflammer pour tout.

 

A ce petit jeux, y'a des champions... 

Le Pen, bien sûr, mais N. Sarkozy n'est pas mal non plus...  Quant à F. Bayrou, il est prêt à dire n'importe quoi, comme les autres, pour un tonnerre d'applaudissements!

Il y a des styles différents:

Bové laisse transpirer un important bagage culturel sous une apparence bon enfant. Nihous et Schivardi, au langage simple, limite fruste, jouent sur leurs origines modestes. Dominique Voynet est imprégnée de la rigueur et du sérieux que demandent les enjeux du combat écologique pour la défense de notre planète. Au jeu des petites Phrases, P2V, comme il se fait appeler, (Monsieur le Comte de Villiers) est le roi, pour une fois, des bons mots et des petites phrases assassines! O. Besancenot, lui, a l'étoffe des grands, le débit d'un Sarkozy, l'intelligence la ruse la vivacité des meilleurs, il séduit beaucoup, même s'il ne récoltera pas les suffrages espérés...

A ce sport, la cuillère en bois est, de loin, détenue par Ségolène, bien qu'elle ai fait d'énormes progrès dans ce domaine... 

 

Mais c'est l'écrit qui nous intéresse aujourd'hui! 

Et là, les choses se compliquent, les valeurs se redistribuent, il n'y a plus de "porte-plume" pour écrire les discours à la place des concurrents, chacun est seul devant sa feuille de papier... Rédiger 5 à 10 lignes pour une profession de foi, pouvoir recommencer autant de fois qu'on le souhaite en cas de rature ou de faute d'orthographe, c'est quant même pas une épreuve compliquée... Eh bien, le moins qu'on puisse dire, c'est que les productions sont inégales et que les enseignements que l'on peut en tirer, très révélateurs.

 

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 Textes manuscrits au bas des professions de foi de Bayrou et Sarkozy...

 

Bayrou, Sarkozy, deux personnalités différentes...

Pas besoin d'être graphologue pour s'en apercevoir, il suffit d'observer nos deux candidats... Ainsi, en retournant la démonstration, on peut comprendre l'intérêt de la graphologie:

Deux caractères différents et deux écritures complètement opposées...

L'écriture nerveuse, petite et inclinée à "l'envers", trahit chez Sarkozy, sa roublardise, son désir de cacher quelque chose, son impatience, et jusque dans sa signature, son manque de contrôle par la démesure de certaines lettres en rapport avec l'ensemble du mot!  C'est pas vrai çà ?

A l'inverse, la calligraphie appliquée, posée et régulière de  Bayrou confirme  sa simplicité (peu être excessive?), son contrôle (du débit), et le désir d'être lu (au contraire de Sarkozy), et compris, comme l'instit' qui  écrit au tableau noir. (Certainement son côté prof'!)

 

Ségolène Royal, honnête, claire, efficace...

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 Elle, n'a pas peur de ce qu'elle écrit, la taille de ses lettres témoigne qu'elles s'offrent à tous, suffisamment grosses et régulières pour être lues par les enfants ou les vieux... Ses attaques de mots, légèrement inclinés vers la droite ne doivent pas effrayer... Il ne s'agit pas d'une propension politique, mais seulement de l'expression de sa détermination à atteindre ses objectifs... Rassurant, non ?

Enfin, sa signature, lisible et  simple, nous rappelle quand même, en le soulignant, qu'avec pour prénom Ségolène, elle est une femme, et par conséquent, sans risquer d'être taxé de sexisme, on peut s'attendre à plus de sensibilité, d'attention, d'honnêteté, d'humanité.

 

Je n'ai pas détaillé les professions de foi... J'ai analysé les écritures!

Les candidats on les connait, les programmes itou. Mais ce qui se cache derrière l'image que chacun nous donne à voir, chez ces acteurs plus ou moins champions de la comédie,  la personnalité à travers leur écriture, çà c'est intéressant...

Je suis rassuré, le bilan est clair, l'avantage va incontestablement à Ségolène Royal.

 s'il en avait d'ailleurs été autrement sans doute n'aurai-je point rédigé de note là dessus, car, contrairement à Ségolène Royal, je suis un mec, gaucher, j'écris très mal et m'arrange, la plus part du temps, pour que seul, je puisse me relire... Sauf bien sûr quand j'ai envie d'être compris.

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Là j'ai envie d'être lu, ce qui n'était pas le cas dans la page de notes prises dans une réunion, en tête de billet. 

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