16.05.2007
Vélo en Corse 2: Le chemin des écoliers.
Tous les chemins mènent à Rome...
D'un point à un autre, si l'on en croit viamichelin ou mappy on peut choisir le plus court, ou le moins cher, le plus rapide, avec ou sans péage, on voit bien qu'il n'y a jamais un unique chemin idéal..
Pour nous, lors de ce voyage, nous recherchions des itinéraires entre 65 et 70 km, pas trop de cols hors catégorie, mais suffisamment de côtes pour se réserver des efforts dignes de ce nom... Nous voulions des descentes où il n'est pas nécessaire de trop freiner, c'est pénible à la longue, des bons revêtements pour ne pas abimer les pneus, et préserver notre séant, des routes tranquilles, sans voiture mais avec quelques camionnettes pour, en cas de "coup de pompe", pouvoir nous accueillir avec notre monture... J'avoue que nous n'avons pas abusé de ces facilités, juste une fois un transport de bois en direction de Guagno nous prendra en charge sur les 5 derniers kilomètres! Le vélo, les sacoches et sacs à dos furent jetés sans ménagement, au dessus du tas de bois, et nous avec... Enfin, moi, parce que B., elle, était dans la cabine!. Ah, j'oubliais, l'itinéraire doit être touristique, belles vues et perspectives, paysages époustouflants et méditerranée omniprésente, petits villages authentiques et constructions à l'architecture remarquable. Il fallait s'assurer également, que, sur nos chemins, aux alentours de l'heure du repas, il soit possible d'acquérir le nécessaire à pique nique afin de ne pas être obligé de le trimballer toute la matinée au risque de le gâcher, de l'endommager et de se fatiguer inutilement... Cà non plus c'est pas toujours facile! En fait, on n'est pas trop exigeants?
Notre itinéraire et ses variantes!
Esthétique, grandeur et tranquilité...
Pas de problème, la Corse n'a pas besoin de notre publicité et à cette époque, ce n'est pas la côte d'azur! Hors mis les cochons sauvages, les sangliers les vaches et les poules, y'avait personne sur les routes!
Actuellement entre l'hiver et l'arrivée des touristes allemands et italiens, les ponts et chaussées s'activent à élargir et peaufiner le revêtement macadamé, c'en est même déplacé... Une petite route est tellement plus belle quand elle est pleine de trous! Et, évidemment, en Corse, les paysages sont fabuleux, la mer à cette époque est d'un bleu intense, les petits villages de Balagne sont authentiques, ont ne devait pas être déçus.
Calenzana-Île Rousse...
Calenzana-Île Rousse, notre dernière étape. Le voyage s'était tellement bien passé que nous n'en finissions pas d'en finir... En clair, il faisait beau et nous n'étions pas pressés.
Viamichelin.fr indique 27km et propose de nombreux itinéraires pour l'Ile Rousse: le plus rapide, le plus économique, le plus court, le découverte (je suppose qu'il s'agit du plus pittoresque) et le conseil maison... Eh bien vous me croirez si vous voulez, c'est toujours le même qui nous est donné... La même route, la D151 jusqu'à la mer et après la N 197 en bord de mer! 27 km, pas un de plus! Enfin, tout çà, c'est sans connaitre B., la reine des itinéraires vélo! Pour être honnête, je dois préciser que l'itinéraire découverte faisait 30km et qu'il passait par le col de Savi... C'aurait pu faire l'affaire, mais 30km!
Pffffttt!!
A moins de "buller" tout l'après midi sur la plage en attendant le bateau... Du coup, on décide d'improviser au coup par coup, à chaque carrefour en quelque sorte, on partira dans la direction opposée à celle indiquée pour l'Île Rousse!
On prend bien pour partir la N151...
Mais dans l'autre sens... Direction : la montagne, Sainte Restitude, Zilia...
Zilia, la seconde source d'eau minérale de Corse! Jusqu'à Montemaggiore, on refait le chemin inverse de la veille... D'ailleurs, c'est pas un problème, les vues sont différentes et les efforts opposés. Quand çà montait, çà descend, et quand çà descendait, on a le temps de regarder le paysage en remontant ce que l'on a dévalé la veille le nez dans le guidon! Pour finir par le col de Savi, 509m, c'est pas mer à boire! (Surtout quand on part de 234m!)
Premier carrefour à Cateri... 3 possibilités.
La D151 indique l'Île Rousse 12 km à gauche, on part à droite sur la D71. Nessa, Costa,... Une belle ballade, tranquille, presque plat, super.
3 km plus loin, encore à gauche, la D13:
l'île rousse, 11km! On n'a pas pris à droite tout à l'heure pour partir si vite à gauche directement sur notre destination! On continue...
Deux kilomètres plus loin, même choix...
On peut voir en contre bas le lac de retenue de Cordole sur le Regino, l'Île Rousse est à 15 km par la D113, c'est tentant mais trop tôt! On file...
Île Rousse 15 km !
Après une bonne quinzaine de kilomètres à flanc de montagne, juste avant Costa une petite route nous propose un itinéraire pour l'Île Rousse toujours à 14.5 km, par Regino et Monticello!
Tentant mais trop direct, il n'est que 12h15, on continue sur la D71, direction Occiatana.
A Occiatana:
Une petite route rejoint la D113, elle est sympathique mais l'on craint cette fois ci une descente trop raide où nous serons toujours à serrer les freins...
Pic nic tranquille sur la place du village.
Belgodère nous tente, on repart donc sur la D71 d'où les vues sont imprenables sur la vallée et et nous opterons pour une descente sur Lozari, par la N197... Elle vient juste d'être refaite, élargie, pour nous seuls, c'est super , les mains dans les poches, pas besoin de freiner, on déboule à 50km/h sur la cité balnéaire aux bungalows alignés comme dans un camp! Triste architecture pour touristes étrangers!
Pour Finir...
La Nationale 197 nous ramène en bord de mer sur 9 km à l'Ile Rousse.
Total de l'étape 62.5km quand je pose mon vélo à proximité du bar où je vais me délecter d'une Pietra (bière locale). Moyenne horaire de la journée 17.4km/h, c'était facile.
Ce soir je repars pour d'autres aventures cyclistes dans l'Aude, vers Cucugnan... Si les itinéraires sont aussi folkloriques à établir, vu qu'on sera une vingtaine cette fois-ci, çà promet!
14:08 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : voyage, vélo






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