21.09.2007

Journal d'Al' :Un jour comme les autres...

Une journée contre la maladie d'Alzheimer !

Si y'a une mauvaise idée du gouvernement, c'est bien de décréter une journée pareille!

D'abord une journée pour lutter contre une maladie, c'est peu. En plus c'est super vexant pour tous ceux qui travaillent au quotidien, à plein temps même un peu plus, dans la recherche contre la maladie, dans l'aide aux familles, dans les soins aux malades...

Ceux là doivent se dire: "une journée, c'est une goutte d'eau dans un océan!" 

A de rares exceptions, les malades ne s'estiment pas malades, ils vont bien, sont en bonne santé physique, ne souffrent pas. Pour eux, le mot "Alzheimer" ne veut rien dire, s'ils l'ont connu, ils l'ont oublié ou n'en connaissent plus forcément la signification, et s'ils connaissent encore la maladie, ils ne font pas l'association avec leur propre situation de malade. Il est très difficile d'imaginer dans quelle situation mentale se trouve "l'Alzheimer".Le malade, lui, il est sur un petit nuage, il plane en toute légèreté, rien ne l'effleure, ne l'affecte, car pour autant la plus grande catastrophe, il l'oublie tout de suite. il est sous pilule rose en permanence.  La journée pour l'alzheimer, ppsuuutttt!

Le plus absurde de ce décret, c'est que pour les malades, une journée contre la maladie, pour eux, c'est rien, que-dalle! D'ailleurs une journée, matin-midi-et-soir, pour eux, c'est même pas le jour et après la nuit, ni 1/365 ème d'année, c'est la vie, avec des petits plaisirs et des déceptions parfois, mais jamais rien de grave puisque... Vous avez compris, je ne recommence pas.

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 Al' dit Triton... Des nouvelles? il va bien. J'en donne bientôt, plus en détail.

 

 

Le rapport au temps, sans la mémoire, il disparaît.

Le vrai malade, c'est l'autre, celui qui pleure un être proche qui est comme parti tout en étant présent et qui, à chaque instant, lui rappelle un bonheur à tout jamais perdu. Pas moyen de faire son deuil, d'oublier...

Le malade, lui il oublie, vous, vous ne risquez pas!

Heureusement pour tous, Triton est bien dans la résidence Bévières, et moi, je reste serein car je le sais sur son petit nuage, à planer sans se soucier du temps et de l'histoire... lui qui était si actif et curieux de tout .

 

Le Sarko-show de Nico... 

Bon allez, c'est quand même bien cette journée, elle procure l'occasion aux journalistes de parler de quelque chose de grave, qui touche tout l'monde, sans que ce soit du sang, de la guerre ni la fin du monde... Les gens se préparent ainsi  à bientôt être malade ou proche d'un malade, car dans peu de temps chacun sera touché, de près ou de loin.

Les médias nous rappellent donc que le malade ne souffre pas, que c'est très lourd pour les proches, et notre Président dans son Sarko-show nous informe que, dorénavant,  la maladie d'alzheimer sera le problème de tous, avec les franchises, chacun participera  à l'effort national, sera l'effort national. Lui il dit "Hooooo --- Hiisssseeee" et nous on tire! Enfin on paie. Comme bientôt y'aura trop de malades, c'est le malade lui même, ou ses proches, ou le futur malade qui se démerde. Il paie pour avoir plus tard une prise en charge... En fait il économise pour lui.

"Y'a de plus en plus de malades, on le prend où, l'argent?" s'interroge Nicolas  S. ?

Moi je s'rai tenté de lui dire : "là où y'en a".

Dans les poches des riches, en taxant les transactions boursières, les profits des grandes entreprises, en supprimant les cadeaux fiscaux à ses potes qui paient l'ISF...  Ils ont qu'à demander à Olivier Besancenot, le Nicolas et sa Christine (Lagarde). Olivier, c'est un facteur, mais il a des idées, le guévariste ! Lui dites pas que ce p'tit nom flatte son ego, il en a rien à battre!

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