16.05.2007
Vélo en Corse 2: Le chemin des écoliers.
Tous les chemins mènent à Rome...
D'un point à un autre, si l'on en croit viamichelin ou mappy on peut choisir le plus court, ou le moins cher, le plus rapide, avec ou sans péage, on voit bien qu'il n'y a jamais un unique chemin idéal..
Pour nous, lors de ce voyage, nous recherchions des itinéraires entre 65 et 70 km, pas trop de cols hors catégorie, mais suffisamment de côtes pour se réserver des efforts dignes de ce nom... Nous voulions des descentes où il n'est pas nécessaire de trop freiner, c'est pénible à la longue, des bons revêtements pour ne pas abimer les pneus, et préserver notre séant, des routes tranquilles, sans voiture mais avec quelques camionnettes pour, en cas de "coup de pompe", pouvoir nous accueillir avec notre monture... J'avoue que nous n'avons pas abusé de ces facilités, juste une fois un transport de bois en direction de Guagno nous prendra en charge sur les 5 derniers kilomètres! Le vélo, les sacoches et sacs à dos furent jetés sans ménagement, au dessus du tas de bois, et nous avec... Enfin, moi, parce que B., elle, était dans la cabine!. Ah, j'oubliais, l'itinéraire doit être touristique, belles vues et perspectives, paysages époustouflants et méditerranée omniprésente, petits villages authentiques et constructions à l'architecture remarquable. Il fallait s'assurer également, que, sur nos chemins, aux alentours de l'heure du repas, il soit possible d'acquérir le nécessaire à pique nique afin de ne pas être obligé de le trimballer toute la matinée au risque de le gâcher, de l'endommager et de se fatiguer inutilement... Cà non plus c'est pas toujours facile! En fait, on n'est pas trop exigeants?
Notre itinéraire et ses variantes!
Esthétique, grandeur et tranquilité...
Pas de problème, la Corse n'a pas besoin de notre publicité et à cette époque, ce n'est pas la côte d'azur! Hors mis les cochons sauvages, les sangliers les vaches et les poules, y'avait personne sur les routes!
Actuellement entre l'hiver et l'arrivée des touristes allemands et italiens, les ponts et chaussées s'activent à élargir et peaufiner le revêtement macadamé, c'en est même déplacé... Une petite route est tellement plus belle quand elle est pleine de trous! Et, évidemment, en Corse, les paysages sont fabuleux, la mer à cette époque est d'un bleu intense, les petits villages de Balagne sont authentiques, ont ne devait pas être déçus.
Calenzana-Île Rousse...
Calenzana-Île Rousse, notre dernière étape. Le voyage s'était tellement bien passé que nous n'en finissions pas d'en finir... En clair, il faisait beau et nous n'étions pas pressés.
Viamichelin.fr indique 27km et propose de nombreux itinéraires pour l'Ile Rousse: le plus rapide, le plus économique, le plus court, le découverte (je suppose qu'il s'agit du plus pittoresque) et le conseil maison... Eh bien vous me croirez si vous voulez, c'est toujours le même qui nous est donné... La même route, la D151 jusqu'à la mer et après la N 197 en bord de mer! 27 km, pas un de plus! Enfin, tout çà, c'est sans connaitre B., la reine des itinéraires vélo! Pour être honnête, je dois préciser que l'itinéraire découverte faisait 30km et qu'il passait par le col de Savi... C'aurait pu faire l'affaire, mais 30km!
Pffffttt!!
A moins de "buller" tout l'après midi sur la plage en attendant le bateau... Du coup, on décide d'improviser au coup par coup, à chaque carrefour en quelque sorte, on partira dans la direction opposée à celle indiquée pour l'Île Rousse!
On prend bien pour partir la N151...
Mais dans l'autre sens... Direction : la montagne, Sainte Restitude, Zilia...
Zilia, la seconde source d'eau minérale de Corse! Jusqu'à Montemaggiore, on refait le chemin inverse de la veille... D'ailleurs, c'est pas un problème, les vues sont différentes et les efforts opposés. Quand çà montait, çà descend, et quand çà descendait, on a le temps de regarder le paysage en remontant ce que l'on a dévalé la veille le nez dans le guidon! Pour finir par le col de Savi, 509m, c'est pas mer à boire! (Surtout quand on part de 234m!)
Premier carrefour à Cateri... 3 possibilités.
La D151 indique l'Île Rousse 12 km à gauche, on part à droite sur la D71. Nessa, Costa,... Une belle ballade, tranquille, presque plat, super.
3 km plus loin, encore à gauche, la D13:
l'île rousse, 11km! On n'a pas pris à droite tout à l'heure pour partir si vite à gauche directement sur notre destination! On continue...
Deux kilomètres plus loin, même choix...
On peut voir en contre bas le lac de retenue de Cordole sur le Regino, l'Île Rousse est à 15 km par la D113, c'est tentant mais trop tôt! On file...
Île Rousse 15 km !
Après une bonne quinzaine de kilomètres à flanc de montagne, juste avant Costa une petite route nous propose un itinéraire pour l'Île Rousse toujours à 14.5 km, par Regino et Monticello!
Tentant mais trop direct, il n'est que 12h15, on continue sur la D71, direction Occiatana.
A Occiatana:
Une petite route rejoint la D113, elle est sympathique mais l'on craint cette fois ci une descente trop raide où nous serons toujours à serrer les freins...
Pic nic tranquille sur la place du village.
Belgodère nous tente, on repart donc sur la D71 d'où les vues sont imprenables sur la vallée et et nous opterons pour une descente sur Lozari, par la N197... Elle vient juste d'être refaite, élargie, pour nous seuls, c'est super , les mains dans les poches, pas besoin de freiner, on déboule à 50km/h sur la cité balnéaire aux bungalows alignés comme dans un camp! Triste architecture pour touristes étrangers!
Pour Finir...
La Nationale 197 nous ramène en bord de mer sur 9 km à l'Ile Rousse.
Total de l'étape 62.5km quand je pose mon vélo à proximité du bar où je vais me délecter d'une Pietra (bière locale). Moyenne horaire de la journée 17.4km/h, c'était facile.
Ce soir je repars pour d'autres aventures cyclistes dans l'Aude, vers Cucugnan... Si les itinéraires sont aussi folkloriques à établir, vu qu'on sera une vingtaine cette fois-ci, çà promet!
14:08 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : voyage, vélo
09.11.2006
VTT autour de Grignan...
"Si c'est bien, ne dit rien..."
Voilà un vieux dicton dauphinois, que je n'arrive toujours pas à respecter... C'est vrai, quoi, cacher les bons coins ou les bons plans pour se les garder à soi, c'est bien dauphinois çà! Passe encore pour les coins à champignons, et encore, y'en a bien assez pour tout l'monde, des champignons! résultat, faute d'en trouver y'en a qui ramassent n'importe quoi et se retrouvent à l'hosto! C'est pas sympa, allez, un peu de solidarité!
Là par exemple, (çà n'a rien à voir avec Grignan), on était aux champignons... C'était... Ah, ben, j'me rappelle plus... Peu importe, y'en avait pas la queue d'un!
Moi, j'suis comme çà, incapable de cacher la vérité, de dire un mensonge, même par omission... Enfin, sauf impératif d'extrème urgence . Vous allez dire que, pour un dauphinois, j'suis dur avec mes congénères... Alors mettons les choses au point:
Un, j'suis pas dauphinois car pour être dauphinois, (comme pour les corses), il faut être né en dauphiné de parents y étant nés eux-mêmes! En plus, faut avoir l'accent. Vous savez, ce rythme un peu trainant à la suisse, chantant comme un rappeur marseillais, voyez, c'est pas d'la tarte d'être dauphinois... Et y'a ce caractère, un peu, comment dirai-je? un peu mesquin, replié sur lui même, ayant toujours peur de manquer... D'où le dicton: "Si c'est bien, tu la boucles!"
Deux, parisien de naissance, j'ai jamais trouvé de champignons avec mes parents, car à Paris...
Et trois, même grenoblois depuis 40 ans, la cueillette des champignons n'est, pour moi, que prétexte à promenande. Je déteste marcher en dehors des chemins, plié en deux, courbé comme un vieux, un bâton dans une main et un panier dans l'autre. J'irais jamais aux champignons tout seul, c'est bien la preuve que je n'aime pas çà, non? Mais par contre, pour le plaisir d'être deux, j'suis prêt à y aller tous les jours de la semaine, aux champignons ou aux papillons, avec une bouteille de vieux muscadet dans le sac! (dixit Brassens!)
Où j'en étais??? Ah oui, le VTT, Grignan...
Ben c'était super, vous pouvez y aller... Y'a bien assez de chemin pour qu'on ne se croise pas, d'ailleurs même à quinze avec 5 portables (pour la sécurité bien sûr!), on a trouvé le moyen de se paumer 2 fois! Y'avais certainement pas un bon serre-file!
En deux mots, on s'est diablement "caillé les miches", mais avec le mistral, le soleil était là! Alors, j'vous raconte pas, les vignes pourpres, les lavandes d'un bleu métallique et le ciel qui vibrait d'une intensité comme dans une toile de Van Gogh! Et aussi les petits chemins en sous bois, les descentes de routes forestières dallées de calcaire lustré par le temps, les traversées sur les feuilles mortes dans un bruissement assourdissant, les pommes ceuillies à la sauvette, les gués franchis dans des gerbes d'eau comme dans un western... Génial!
Les enfants ?
Comme on pouvait s'y attendre, plus rapides, plus resistants, plus puissants que l'an passé, et disons le franchement, plus goinfres aussi!
Pour terminer ce tableau idyllique de nos chers chérubins de 15 à 17 ans et tous plus grands que la moyenne des français de mon âge, ils sont aussi nettement moins chiants, peut-être la sortie de l'adolescence? Quoique... Mais ne croyez pas que le temps me rend aveugle et les années gaga, y z'ont encore des progrès à faire côté savoir vivre... C'est vrai quoi, quand un chiotte est bouché, on ne referme pas distraitement le couvercle dessus en attendant la prochaine mousson. (en l'occurrence c'est plutôt la tornade blanche, monsieur propre ou Pascale) Eh non les petits! On va trouver la charmante hôtesse et on lui susurre discrètement à l'oreille:
" Pascale, as-tu quelques flacons de destop afin d'effacer le bouchon merdeux qui obstrue notre cabinet d'aisance?"
Vous n'en serez pas forcément mieux reçu, mais au moins, vous quitterez Grignan, l'âme sereine et le coeur léger, avec un grand sourire de Pascale qui pardonne aussi facilement qu'elle sermone...
Et nous ?
Comme on pouvait aussi s'y attendre, un peu moins fringants, mais si peu... En fait on ne cherche pas à tester notre force, juste à jouir au maximum du plaisir d'être ensemble, de rouler en pleine nature en se racontant tout ce qu'on ne se dit pas au téléphone... Et alors là, pour déguster ces bons moments de plaisirs simples, on s'y entend de mieux en mieux!
Bien sûr, comme dans les premiers stages...
Pas mal , belle brochette de VTTistes, çà fait stage hein?
(Eh oui on appelle ces vacances des stages pour se donner l'impression que c'est du sport intensif et peut-être aussi par nostalgie de tous ces stages de ski de notre jeunesse, à Val, Briançon, Saint Anne, Sarennes ou les Deux Alpes), comme dans les premiers stages donc, c'est toujours le repas du soir qui a notre préférence. On goûte un petit côte de Bourg, puis on enchaîne sur une soupe au potimarron, et des potées, des pâtes, des poulets, des pommes, au four ou sur une tarte... Ah mes amis! quels festins! Quand on pédale avec Bernard, on n'imagine pas que les repas s'élaborent, se mijottent se concoctent entre deux virages, dans un coin de sa tête, qui gère également l'itinéraire avec la précision d'un GPS branché sur Google earth en direct!
Ah! Bernard, combien de fois t'ai-je dit, dans un râle d'extase que tes itinéraires étaient divins et tes petits plats succulents?
Combien ? Je n'en sais rien. Mais çà fera une fois de plus, vous l'avez bien mérité, toi, ton vélo et ton fourneau.
Bref c'était bien!
Je vais mettre en ligne quelques photos de ces bons moments, elles ne peuvent intéresser que les curieux, (nombreux sur la toile mais c'est aussi pour eux que j'écris) et les amis. Un petit clic sur VTT à Grignan dans la colonne de droite de la page d'accueil du blog, et si vous êtes en verve, un autre clic sur commentaire en bas de cette note, juste pour mettre votre grain de lettre sur ce récit.
21:20 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : loisirs, vélo, famille.
07.10.2006
Dernier petit week end avant...
Dernier week end avant...
Avant le prochain, mais le prochain je s'rai au boulot... D'accord çà ne devrait pas être trop stressant, mais quand même, il faudra se lever à 4h30 du matin!
C'est pas mon vélo! et, c'est pas moi non plus qui le tiens!
Du coup, cette fois-ci, on se retrouve entre copains pour pédaler (sur routes) dans la drôme provençale, la région de Grignan. Les routes c'est des toutes petites, des qui sont boudées par les voitures, on y roule à 30km/h maxi, quand c'est plat, bien sûr, et s'il faut monter on n'hésite pas à marcher à côté du vélo, soit disant pour chercher les morilles sur le bord du talus!
Indisponible pour cause d'engagement sportif!
C'est celà, je ne pourrais pas être à Grignan en train de pédaler et converser avec vous, par blog interposé...
V'nez avec nous, parait que c'est super...
Je vous dis donc à lundi (avec la traditionnelle rubrique de l'archi du lundi...) et si vous ne pouvez vraiment pas vous passer de moi, venez me rejoindre, je s'rai à la demeure du château, c'est un nom un peu pédant mais les hôtes, Pascale et Bernard, sont très sympas et la cantine et le dortoir sont top'! ( c'est bien sûr puisqu'on y sera!)
Eh, attention! C'est pas du cyclotourisme, c'est de la bicyclette plaisir... Nuance!
19:10 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Vélo, loisirs.
24.09.2006
Carrière de pierres dans le Lubéron...
Bonnieux, Chateau Lacoste, Ménerbes, Oppède...
Des petites routes qui serpentent au pied du massif des cèdres...Promenade dominicale à bicyclette... On pourrait appeler cela du sport, vélo de course, triple plateau, un col par ci, une descente en roue libre les pouces sur les cocottes... Mais c'est tellement beau, c'est tellement agréable avec B. que j'en oublierai l'effort!
35 km dans l'après midi et on s'éloigne toujours
Théoriquement, après une savante boucle, on doit revenir au point de départ, si l'on veut retrouver la voiture!
La route est droite, un faux plat descendant s'ouvre devant moi, j'enroule mon plus grand braquet.
J'allais rattraper B. après un arrêt technique quand elle décide de tourner à droite...
Coup de patins, demi tour, regard interrogatif?
"On va voir la carrière, là bas!"
Ben pourquoi pas, on est pas aux pièces... Pourvu qu'on rentre avant la nuit, je n'ai pas de lumière!
Manque de bol, çà monte, et même bien... J'ai toujours du mal à comprendre pourquoi on ne s'en tient pas à l'itinéraire prévu... Quand on se perd, d'accord, mais volontairement... 2 secondes pour me raisonner, c'est toujours dans ces escapades que l'on fait des découvertes extraordinaires... Morilles, mûres, cerises... Et des paysages superbes. Mais là, une carrière de pierres.... Ok, je suis, à 200m derrière...
Je marche dans la farine...L'endroit est désert, normal, c'est dimanche. Le sol est recouvert d'une épaisse couche de poussière crème, résidu des sciages de la pierre. J'ai l'impression d'être sur la lune, de marcher en poudreuse.
Le cadre est impressionnant, il fait frais... Je vous laisse découvrir les Carrières de Provence.Les bureaux sont taillés dans la pierre...La pierre comme un drap...Par contre, çà c'est du solide!
19:35 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : loisirs, photos, vélo.
06.06.2006
Le ménage, çà déménage !
Y' a deux choses dans la vie que je hais au plus haut point...
Je ne parle pas de l'huile de foie de morue, ni du pollen des graminées, ni du racisme ni du froid humide... Non tout çà est naturel et ne mérite pas une note ou alors, bien plus qu'une note.
Parait que certains font çà par plaisir, comme un hobby, pour se décontracter, passer le temps. On pourrait s'interroger sur le plaisir de jardiner, bêcher, planter, arroser, enlever les mauvaises herbes, mettre de l'anti limace quand il pleut, soigner contre la cochenille que sais-je encore... pour finalement voir tout son investissement rendu à néant par une grêle tardive, un orage foudroyant, un week end de sécheresse... y'a d'quoi haïr ce passe-temps ingrat. Ben moi, j'ai rien contre le jardinage, çà m'éclate même si je ne suis pas un jardinier fanatique.
Le bricolage, çà vous dit quelquechose ?
J'vous en ai déjà longuement parlé et dans de nombreuses notes, au fur et à mesure de mes travaux cet été, et, récemment, quand il s'est agit de remettre çà pour un malheureux luminaire!
Vous prévoyez une heure de travail (vous noterez, j'appelle çà du travail et pas du loisir!) et à coup sûr, çà va durer une demi-journée! Encore, c'est peut être dans le meilleur des cas... Des fois, çà casse, on se blesse, il nous manque la vis de la bonne longueur, l'outil indispensable alors que l'on en a plein le cagibi, bref çà va jamais comme on voudrait, et pourtant avec ma grande expérience de bricoleur, je prévois et j'anticipe toujours le pire ! Mais manque de bol, c'est jamais le pire que j'avais prévu qui advient, c'en est un autre!
Le rangement passage obligé vers le ménage!
Eh oui, c'est pas compliqué, mon second martyre c'est le ménage. Oh, bien sûr, c'est bien futile au regard des malheurs qui se vivent à chaque seconde dans le monde. Alors comprenez que si je rédige ce blog, je ne suis pas en train de crever de faim dans un pays africain ni de travailler dans une mine en chine. Certes je suis bien attentif aux malheurs des autres et parfois même, je cherche la façon la plus efficace de les atténuer. Mais pour moi, régulièrement revient l'angoisse du ménage, précèdée de de l'impérieuse nécessité d'un rangement préliminaire...
La table du salon, c'est un exemple, imaginez l'appart'! Encore cette table, entre chaque nettoyage, on la débarrasse une ou deux fois pour manger dessus ! Pour les autres pièces de vie (comme on dit dans les agences immobilières) la vie nous en impose, et de ces droits découlent un effroyable capharnaüm qui parfois peut carrémment nous empêcher de pénétrer dans la pièce... Alors pour la nettoyer...
Bref, voilà un mot que j'aimerai associer à la corvée du ménage... D'ailleurs y'a même un produit ménager qui a choisi ce nom! Comme quoi, je dois pas être le seul à avoir ces soucis.
Pendant deux ou trois semaine, je tergiverse...
D'autres priorités s'imposent, ou je n'ai pas le temps de m'y mettre quand ce serait le moment. Dans ces conditions la poussière s'accumule, à un tel point que je ne la vois plus tant elle quitte les chemins usités, poussée quell est par le vent de notre passage... Ainsi elle se cache sous les radiateurs, dans les coins et sur les cd ! Ah, les cd !
Finalement hier j'ai attaqué l'ennemi par surprise,
sans lui laisser le temps de se retourner mais en laissant la télé allumée, sans le son, Rolland Garros oblige ! Voilà, ce fut un match de 5 heures 45, sans tie brack, qui m'a laissé épuisé malgré l'interruption du combat de titan, hier soir, par la nuit. Ce matin j'ai repris avec vigueur, et, en 23 minutes j'ai passé la serpillière partout!
Jeu, set et match!
Le ménage, çà c'est fait !La table en est témoin, quelques objets, déjà l'habitent...
Mais c'est là la différence entre une salle blanche et mon appart'!
J'espère tenir jusqu'en août, si je place judicieusement mes voyages et les semaines de vacances...
Honnête non?
17:35 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Plaisir des yeux, photo, image, arts.
23.11.2005
Un grand secret ! de Johann Le Guillerm.
C'est vrai, c'est un grand secret, mais c'est pour çà qu'il faut le dévoiler... Les grands secrets ne peuvent être grands que s'ils sont connus et reconnus comme tels ! Je ne trahirai personne si je n'expose pas son contenu mais vous invite seulement à le découvrir...
Nous avons attendu jusqu'à la dernière minute avant le spectacle pour arracher, in extremis, les trois places nécessaires à notre bonheur, nous ne le regrettons pas !
1h.45 de bonheur, d'esthétique et d'humour...
Ne vous méprenez pas, même si çà s'passe sous un chapiteau, même si la troupe s'appelle "le cirque ici", c'est pas du bon gros cirque, lourd, à la Zavatta... (J'ai d'ailleurs rien contre, mais çà m'fait pas rire !)
Pas de cuivres, de grosse caisse, pas de monsieur Loyal, ni de belle écuyère...
Dans "le cirque ici", pas d'animaux au poil rare ni de chiens savants...
L'oeuvre est sculpture, musique, danse, lumière...
Secret, c'est un spectacle ou plutôt une oeuvre, donnée à voir par le sculpteur qui travaille sous nos yeux, qui nous fait partager la création totale, originale. La matière est le corps, le bois, le fer, le feu, la terre, la lumière...
La musique originale est jouée en "live" et est super...La barre devient courbe et vous enlace...
Secret est un cirque "d'art et d'essai"...
C'est un monde irréel, habité par un sorcier à l'âme tranquille... Johann Le Guillerm prend son temps, le temps de sculpter, de séduire, d'affronter et de dompter la matière, la bête les objets.
Et le miracle se produit, rien de ce qu'on prévoyait ne se passe, tout est surprise et émerveillement...
SECRET (cirque ici.) Johann Le Guillerm
22:45 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
22.11.2005
Course au soleil dans le Vercors.
J'vous avais fait connaître le vrai grenoblois, cet "écolo pluriactif", lors d'une balade précédente, voilà l'occasion de peaufiner la description, tout au long d'une "randocool", à la traque du soleil, dimanche dernier.
En montant, le Neyron et au loin, la chaîne de Belledonne...Et là, oui, là, c'est le mont Blanc !
Chouette , le vrai grenoblois est aussi un épicurien!
A me lire, vous auriez pu craindre une pointe de "sado-maso", avec une recherche de l'effort maxi et de la performance...Bê non, quand les températures annoncées sont négatives, nous recherchons le soleil, synonyme de ciel dégagé, de visibilité, ingrédients essentiels d'un pic-nic réussi.

Du coup, à la place de faire le lac de Sistre en Belledonne, nous voilà partis pour un viron au dessus du plateau de Sornin...(Plein sud le matin, avec retour sur la crète et descente versant ouest, face au couchant ! Bien vu Bruno !)
Pas de courbatures, mais du grand beau, plein les mirettes !Chut, les elfes rôdent...
J'vous passerai le détail de l'itinéraire et les passages en artif', c'était une vraie rando de retraité, et moi, çà me va bien. Je n'en ai pas l'entraînement et par contre j'en ai presque l'âge!
On marche, on parle, on parle beaucoup, de cinéma, d'expo, de livre, un peu de politique mais sans passion, (la montagne, çà calme !), on papote un peu, les nouvelles des copains absents, (ils ont tort...) car nous, nous pensons que c'est toujours mieux ici, mais on les reverra bientôt!
Ah aussi ! On s'arrête souvent, pour boire, pour se déshabiller (à la montée on transpire), pour dire quelquechose d'important, pour admirer un paysage, prendre une photo, pour se rhabiller (à la descente il fait frais), pour observer la nature en plein effervescence, pour reprendre son souffle après un petit détour hygiènique...
Vous vous souvenez, le vrai genoblois est organisé...
Timing minuté, une voiture à l'arrivée et une au départ, à la sortie des Aigaux, pas trop bas, histoire de se dispenser d'une montée sans intérêt...Juste ce qu'il faut pour s'échauffer avec la montagne de la Graille, puis le plateau Robertière et celui de la Molière... On poussera jusqu'à vérifier que Grenoble est bien toujours là, en bas, car ces montagnes à perte de vue nous feraient oublier la ville...
Pic-nic adossé à la pente, en plein soleil, à l'abri du vent, face aux "trois pucelles", çà ne s'invente pas !
Passage sur la crête, en empruntant le "pas de l'ours", à 1649 m. qui se faufile entre les falaises... Ses empreintes découvertes sur une roche à fleur de chemin, laisseront Laure, perplexe et émue...
Le retour sur la crête est grandiose, entre soleil filtrant au travers des futaies, et perspectives infinies, on ne sait quoi regarder.
Enfin on plonge dans la forêt de Guiney pour rejoindre la D106, un peu en dessous du col de la Croix Perrin.
Tout l'monde a la "banane", même le groupe du CAF que l'on doublera à la descente !
Pas de problème, la montagne n'est pas qu'à nous, elle est même assez vaste pour accueillir tous les cafistes grenoblois, et nous, mais pas les 4x4 ! Na ! (heureusement on est dans un parc!)
Alors, finalement, le vrai grenoblois, n'est pas dauphinois, (même si çà peut arriver...), c'est un bobo éco pluriactif retraité.
17:45 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
09.11.2005
VTT en Drôme provençale... (Toussaint)
A Grignan, à l'office de Tourisme, le VTT n'existe pas !
Tant mieux, on sera plus tranquille sur les chemins et dans la campagne...Mais quel dommage...
Des centaines de chemins, tous plus beaux les uns que les autres, routes forestières ou "single track", ont réussi à provoquer l'enthousiasme unanime de notre groupe d'une trentaine, toutes générations confondues (des quinquas aux minos en passant par les ados boutonneux ou non !)
J'exagère peut être en parlant d'enthousiasme, mais disons que, contrairement aux éditions précédantes, nous n'entendions plus le grondement permanent des critiques bougonnes des ados et minos !
Mimile bien sûr nous avait concoté des itinéraires de rêves...
...et une fois de cauchemar: car si une fois tu portes pas ton vélo pendant 1km., tu perds l'habitude parait-il!
Mais cette fois, il n'avait pas hésité à faire appel aux autochtones, Bernard et Pascale qui participèrent aux reconnaissances et à l'invention de quelques variantes originales et surprenantes...(Merci à eux, et pour l'accueil à la demeure du chateau !)
Après 2 séjours à Sault, "au manoir de l'hermitage", la barre était haute et, en découvrant le nouveau programme, mon instinct casanier m'avait fait regretter les formules précédantes...
C'est pourquoi je me dois de reconnaître ici mon erreur, la beauté des lieux, leur variété et la facilité du terrain.
Point de bavantes dans des côtes abruptes et interminables, pas de descentes vertigineuses dans des blocs agressifs, des circuits aux profils variés, alternant effort et ...moindre effort!
La "demeure du château" vaut bien le "manoir de l'hermitage" !
D'autant que, pour la première fois depuis belle lurette, on a eu du soleil, du soleil, et encore du soleil !
Le petit côté vieilles bâtisse rénovée avec goût, offrant un confort 3 étoiles, salles de bains dans chaque chambre, salon et télé discrètement isolés, une cuisine familiale et régionale...
Que rêver de plus ?
Peut-être, l'année prochaine, un séjour plus long !Fin de balade.
Pour plus de photos, consulter l'album "drôme en VTT"
15:30 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
12.10.2005
Le festival des jardins de Chaumont est orphelin...
En rentrant de bretagne direction Grenoble, une halte à Chaumont s'impose ....
Ces vacances 2003, en Bretagne avaient été super. Canicule oblige, le beau temps avait règné sans partage pendant nos 15 jours de repos avec B., et la pluie bénéfique avait fait sa réapparition dans le centre de la France... à l'approche de Chaumont, justement, idéal pour les "jardins de mauvaises herbes"...
"Les jardins de mauvaises herbes"...
Thème du festival des jardins de Chaumont cette année là, sur chaque parcelle, les jardiniers en herbe (facile!), les paysagistes et autres spécialistes rivalisaient de génie et d'audace pour nous proposer des jardins tous plus beaux les uns que les autres ! De quoi aimer de nouveau les mauvaises herbes... si décoratives, si majestueuses, si bonnes pour la medecine, la cuisine, la peinture, la santé, le repos...
Suite à cette visite, une folie créatrice nous envahit , et prenant la pelle et la bêche, B. et moi attaquions nos jardins respectifs, 10 fois plus petits que les parcelles du festival (20M.x20M.) mais si potentiellement riches...
Si cet engouement ne nous a pas quitté, le festival des jardins de Chaumont y est pour quelquechose et Jean Paul Pigeat son créateur aussi.
Mardi, ayant fini de monter l'exposition "les 50 ans de la DS" à la FIAC, Jean-Paul Pigeat mourait d'infarctus dans le métro...JP Pigeat n'apparaîtra plus dans le Vallon des Brumes à Chaumont.
15:20 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
21.09.2005
Surnaturel et logique mathématique...
En réalisant il ya quelques jours mon premier "sudoku", je répondais à une pulsion que j'avais refoulée tout l'été, au prétexte de ne pas avoir le temps...
Comment, en vacances, peut-on ne pas avoir le temps de se divertir pendant une heure ?
Pour justifier mon irrépréssible désir de me lancer dans cet exercice comme la curiosité nous pousse à commencer un livre, je dévoilais alors, mon attirance pour les nombres à travers leurs particularités remarquables qui s'apparentent parfois," plus au surnaturel qu'à une logique mathématique."
A la relecture de cette expression je m'suis alors dit qu'il faudra bien que je m'explique un jour là-dessus, et que j'illustre que cela pouvait renfermer pour moi...
Immédiatement je me suis souvenu d'un livret publié par "libération" il y a quelques années, en été justement... (comme le sudoku qui avait fait rejaïllir ce souvenir) Malheureusement je n'en retrouvais que quelques feuillets (que j'avais précieusement conservés pour montrer aux enfants, plus tard), assez pour rechercher le livre dont ils étaient extraits:
L'empire des nombres
de Denis GUEDJ chez Gallimard, collection découvertes
Si le livre est passionnant et se lit comme un roman, c'est bien le passage qui traite des nombres parfaits, les nombres amiables qui me laissa le plus pantois...
Denis GUEDJ raconte:
A Pythagore , un jour, on demanda :
" Qu'est-ce qu'un ami ?"
La légende rapporte qu'il répondit :
" Celui qui est l'autre moi-même."
Devant l'étonnement de son interlocuteur, il précisa :
" celui qui est l'autre moi-même comme sont 220 et 284.
- Et comment sont 220 et 284 ?
- Ils entretiennent un fort lien... eu égard à la divisibilité : La somme des diviseurs de l'un est égale à l'autre."
Telle est la définition de deux nombres amiables.
Le couple cité par Pythagore, forme la plus petite paire "d'amis".
Les diviseurs de 220, autres que lui même, sont 1, 2, 4, 5, 10, 11, 20, 22, 44, 55, 110, dont la somme est 284 !
Quant à ceux de 284, ils sont 1, 2, 4, 71, 142, dont la somme n'est autre que 220!
Ce genre de constatations me subjugue, elles semblent tenir du miracle, et je sais qu'elles découlent d'une logique mathématique !
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