03.05.2007
Les 400 coups. En Corse.
Un journal de bord...
Voilà le style même de récit qu'il m'indisposerait de lire pour m'informer sur un voyage... Vous savez, quelque chose comme:
"Réveil 7h45, mes jambes aux muscles endoloris par l'effort de la veillle refusent de s'extraire du sac à viande entortillé qu'il est sous la couverture.
Petit déj' copieux en prévision de la plus grosse étape, Centuri/Bonifacio par les cols...
En selle à 8h30, je découvre que mon pneu arrière est à plat ! Etc, etc..." Le tout agrémenté de cartes, de commentaires sur les itinéraires de statistiques et de recommandations... " Le restaurant Chez Gégène, recommandé pas le Routard n'est plus ce que c'était, allez plutôt, 50 km plus loin au petit marcassin....."
Bref les infos dont tout l'monde se fout! J'vais donc vous servir tout dans le désordre, des récits sans queue ni tête, (faut pas trop en avoir pour faire la Corse en vélo!) des minis détails et des photos en couleurs, s'ious plait! Ce sera un anti journal, un journal de bordel, non, un bordel de journal.
La Corse, une ile qui se mérite!
Je crois me souvenir avoir déjà décliné cette maxime, finalement c'est p'têt' vrai, puisque de nouveau, c'est ce qui me vient en premier à l'esprit!
S'il est facile d'embarquer avec pour tout bagage, une paire de sacoches et un sac à dos sur son vélo, il est moins aisé de rallier Ajaccio à l'ile Rousse en 6 étapes dessinées comme celles du tour de France... (Itinéraires touristiques, et sado/maso...) Bref, comme la Corse n'est pas particulièrement plate et que la côte est découpée, il convient de ne pas s'aventurer là bas sans avoir au préalable fait au moins 20 kilomètres de vélo sur terrain varié !
Et comme La Corse est une destination très touristique, dernier conseil frappé du sceau du bon sens, évitez la période estivale pour la chaleur et les touristes, et l'hivernale pour la neige...
De Calvi à Calenzana, par la D451, pour atteindre Montemaggiore, sur son piton rocheux, faut s'accrocher...
Tenir en équilibre sur un vélo à 4.7KM/H !
Jusqu'à présent, dans les grosses cotes des Alpes, suivant la forme, je réussissais à monter à 7KM/H...
Là bas, j'ai battu mon record! J'ai d'abord cru être abusé par une hallucination due à la fatigue, puis, tout simplement être victime d'une influence de l'atavisme corse. Malheureusement, y regardant à 2 fois, j'ai du me rendre à l'évidence que mon compteur de vitesse (ou de lenteur) affichait bien cette extraordinaire performance... D'équilibre!
Car il en faut de l'équilibre pour tenir sur un vélo à cette vitesse quand le centre de gravité de l'ensemble cycliste/monture repose sur deux pneus de 22mm de large!
A 4.7km/h, je suis meilleur que les coureurs du Dauphiné libéré (les spécialistes apprécieront...) dans la montée de "La Bastille"! Certains mettent pied à terre, moi, je continue d'avancer sur deux roues!
Pour en voir un peu plus, parcourez l'album...
Dans la colonne de droite sur la page d'accueil... Cliquez sur votre choix. J'ajouterai quelques photos plus tard... C'est juste un avant goût!
23:10 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vélo, voyage.
19.10.2006
Baleines en danger, planète en péril !
L'Islande, un voyage dans un autre monde...
Personne ne reste indifférent à la nature en terre d'Islande... Pas de panneaux publicitaires, pas toujours d'asphalte sur les routes, une ferme par ci par là, pas de klaxons, ni d'embouteillages, et des paysages comme si on visitait une autre planète...
Bien sûr quelques sites touristiques drainent des cars de visiteurs, mais la densité de population est telle, que, même augmentée des touristes qui s'aventurent et se dispersent sur l'ensemble du territoire, on peut se sentir, en certains lieux, comme le témoin d'une nature brute et déshumanisée ( ce qui est normal, en fait).
C'est mon album de photos sur l'Islande qui a eu le plus de visites depuis la création de ce blog, et ce n'est peut-être pas pour rien qu'il a aussi provoqué de nombreux commentaires. Perpétuellement baigné par cette sensation de communion avec la nature, les photos que j'ai faites là bas, restituent cette ambiance particulière.
Pourtant los de notre voyage en Islande, nous nous étions déjà posé quelques questions au sujet des baleines et de leur exploitation touristique...
Participer ou non au développement du " Whale watching"?
Finalement, B. et moi, avions opté pour nous abstenir, pensant que cette pratique d'observation à partir d'embarcations légères motorisées devait être suffisamment stressante pour les baleines, pour ne pas participer à son développementen payant pour voir. Laissons ce mode d'observation aux scientifiques et aux cinéastes, il y a maintenant une quantité importante d'images et de films merveilleux pour ne pas lui rajouter notre modeste contribution artistique et intimiste.
Sauve-toi vite baleine chérie!
Personnellement j'avais déjà eu, il y a une trentaine d'années au large du cap corse, ma dose de sensations quand un dauphin souffleur de 7m était venu faire surface à quelques mètres de mon dériveur! Ce souvenir est encore très présent et je n'éprouve pas le besoin d'en rajouter comme on fait un tour de manège supplémentaire parceque çà coûte seulement 10€!
Un immense barrage d'abord et maintenant la chasse à la baleine!
J'imaginais l'Islande retrouvant sa quiètude avec l'arrivée prochaine des grands froids nordiques, et voilà t'y pas qu'elle se rappelle à notre attention en faisant la une de l'actualité !
Il y a quelques semaines, c'était avec le projet de barrage à Karahnjukar.... Un chantier gigantesque à l'échelle de l'ile. Le barrage devrait fournir plus de la moitié de l'électricité actuellement consommée... Pour qui cette nouvelle production? Ben voyons pour une grande usine d'aluminium appartenant à un consortium américain!
Ce projet qui s'est développé dans la discrétion avec des enquètes étouffées et des promesses financières faramineuses va défigurer l'ile, peut-être déstabiliser l'écosystème et menacer l'équilibre géologique de ce pays très instable et en constante activité avec ses volcans et glaciers...
Bonjour le paysage!
Et maintenant la chasse à la baleine!
Quand toute la planète s'inquiète pour ce mammifère en voie de disparition, que seuls quelques nations hypocrites et égoïstes persistent dans cette pêche (on pourrait parler de massacre tant les animaux ont aucune chance!), voilà que l'Islande, un des plus beaux pays du monde, et des plus riches aussi, veut réinstaurer cette industrie!
Baleinier islandais avec 2 baleines accrochées à ses flancs.(Photos Greenpeace)
Pour qui? Pourquoi?
A coup sûr je préfère encore l'observation touristique des baleines! Même si le stress que cela leur procure peut limiter la fécondité et le taux de reproduction, c'est mieux que de les éliminer!
Qu'est-ce que c'est que ce gouvernement islandais qui marche sur la tête!
19:05 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : islande, baleines
01.01.2006
Madeleines de Proust et marrons glacés ...
Mais, quand d'un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l'odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l'édifice immense du souvenir.
Marcel Proust: Ala recherche du temps perdu. Du coté de chez Swann. 1913
Jeune enfant, j'avais été frappé par les Noëls d'antan où l'orange était le plus beau des cadeaux... A cette époque, pour moi, les vélos, poupées et patins à roulettes étaient déjà des cadeaux de choix, des cadeaux possibles...
J'avais à peine 10 ans et dans les années 50, déjà les marrons glacés de sucre fondant venaient régaler mon palais, quand maman, à qui ils étaient offerts, me faisait le plaisir d'en goûter un morceau.
Les années passèrent et les marrons glacés aussi, offrande délaissée par mon père, sucrerie gourmande oubliée par ma mère...
Mes premiers Noëls de jeunes mariés furent consacrés, comme de coûtume, à me monter en ménage, puis ce furent les enfants qui mobilisèrent les attentions de leurs grands parents, quand un jour, le poids, le format, l'emballage, me laissaient attendre une traditionnelle boite de chocolats...
Motta, c'étaient donc bien des chocolats, dans cette boite dorée ? Eh bé non, je démaillotais fébrilement mon premier marron glacé "d'adulte", et mes souvenirs très nets de cet instant, m'empèchent, sans mentir, de vous refaire le coup des madeleines de Proust... Je n'avais jamais oublié ces moments de profonde douceur, de suave onctuosité sucrée en croquant un demi marron, dont le sucre craquait sur la surface moelleuse du fruit pendant que les dents s'enfonçaient mollement dans son coeur.
Je n'avais pas oublié cette voluptuosité, et je revois depuis, à chaque Noël, les Noëls précédents, toujours plus nombreux toujours plus lointains. Conscient de ce plaisir intense, j'en jouïe égoïstement, enjolivant la dégustation par le café fumant...
Les marrons glacés ne me rappellent pas mes cadeaux de Noël, ils me rappellent mes Noëls, les ans qui passent, la vie quoi.
Cette note me fera pardonner, peut-être, mon égoïste jaloux, qui me pousse à cacher, comme des bijoux, mes marrons glacés, de la convoitise envieuse de mes enfants gourmands, et remercier, Blondine, ma maman, qui initia l'enchaînement de ces souvenirs festifs...
12:45 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
12.11.2005
Quelques tours de vélo dans le cap corse...(fin)
Sacs bouclés, maison serpillée et fermée, bidons remplis... Sacrebleu il pleut!
On voulait descendre cool, prendre un p'tit crême sur le port de Centuri... C'est râpé!
On va au fond des sacs chercher les vêtements de pluie, et on opte pour un retour plus direct par Macinaggio via le col de la Serra (365m, çà va faire sourire les cyclistes dauphinois!) et le petit village de Ersa qui domine la pointe nord du cap et l'île de la Giraglia.
"A Cantina", à la marine de Méria, est ouverte à partir du 28 octobre mais fermée le mardi 1er novembre ! Dommage, c'est une super adresse que notre amie, MCB2B (comprendre de Bastia) venue nous rejoindre, conseille à qui veut l'entendre... Prudence sur route mouillée,... Sexi la cape de pluie!
La descente du col sur route mouillée, lestés de nos sac à dos gorgées d'eau, avait tétanisé nos doigts crispés sur les freins. Incapables de serrer un sandwitch nous décidons de pousser jusqu'à Erbalunga où nous espérons, que sur les trois restos, un sera ouvert...
Reste 25 km. à se taper, et le cyclo tourisme n'est pas le tour de France! On arrive une bonne heure après...
A Erbalunga, un resto d'ouvert, mais plein ! Sur la place, le ciel menace...
Tant pis, nous resterons sur la terrasse, face à la mer, et n'en repartirons qu'une fois l'estomac bien rempli,
(canellonis au bruccio, et autres spécialités corses dont j'ai oublié le nom, mais pas la saveur !)
Quelques gouttes de pluie nous dessaoulent au moment de repartir, Bastia n'est plus très loin, c'est pas grâve!
"L'équipe" du retour...
Petite visite de la ville, on enquille le boulevard Paoli, on monte vers la citadelle, et nous arrivons dans un quartier très populaire où notre amie habite un superbe appartement, caché dans un immeuble quelconque, dont nous tairons l'adresse pour ne pas lui faire d'ennuis avec le fisc ! (appartement sur 4 étages, vue sur la mer, ascenceur intérieur, accès direct à la plage, toit-terrasse de 50m2...) Finalement nous repartons, douchés et désaltérés, pour prendre le fameux Pascal Paoli, ce cargo mixte de la SNCM au sujet duquel MCB2B nous recommande le restaurant...
23:55 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
11.11.2005
Quelques tours de vélo dans le cap corse...(2)
Le lendemain, on part au nord de Camera où l'on squatte une belle baraque, pour se baigner à la plage de Barcaggio et marcher sur le chemin des douaniers.... Super !
Camera vu du col de la Serra.A l'aller, rien que de la descente, ou presque. Le petit port de Barcaggio avec l'île de la Giraglia au fond.La plage de Barcaggio, deux vaches surveillent notre bain !Sur le chemin des douaniers... Balade entre maquis et mer. Au fond, la tour d'Agnello.
A l'aller, rien que de la descente, ou presque...
Au retour... Heureusement le sac est vide !
Lundi, petit viron deviendra grand !
Nonza, c'est 44 km au sud, en passant par le petit village de Canari, sur les hauteurs... C'est beau, mais sans carte il est difficile de prévoir le kilométrage...Sur la route de Canari... Barrettali et la punta di stintinu.
Finalement, on fera 1/2 tour à l'usine d'amiante de Canari, pour économiser plus de 20 bornes. Cà a moins de charme que le petit village de Nonza dominant la plage de galets noirs, tant pis, mais les jambes sont lourdes et l'estomac creux ! ...L'usine d'amiante de Canari...
La faim nous tenaille, et l'on descent au petit port de Canelle... Parait qu'y'a là, un super resto; il est fermé. Ce sera pic-nic.
Comme le bain est bon!!! Mais dans une eau certainement polluée par les déchets d'amiante, directement évacués en mer pendant des decennies, (nous on a rien senti! C'est çà le drame, on verra dans 20 ans!)
Retour pénible, la portion de D 80 que nous avions "shuntée" en passant par Canari et la D 33 à l'aller, est entrecoupée de travaux et nos VTT nous manquent sérieusement!
Arrivée à Camera, trop tard pour descendre à Centuri. (4km. quand même! Et surtout une belle côte au retour!) On décide de tenter l'expé demain avant de rentrer... Le temps nous manque, et en plus il se dégrade !Pour plus de photos, consulter l'album...
Ce coucher de soleil sur la mer, auquel on avait pris goût, les soirs précédents est caché par de gros nuages sombres, comme la météo...
14:35 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
10.11.2005
Quelques tours de vélo dans le cap corse...
Mais pour sûr, y'en n'a pas des masses, des autochtones. Si la corse sans les touristes est déserte, le cap n'échappe pas à la règle, mais c'est pas plus mal pour y pédaler sereinement, car les routes sont étroites !
Le cap, c'est du "concentré" de corse, c'est de la dynamite ! (dixit un autonomiste!)
Après de nombreux séjours ici, en voiture et en été, revenir en corse en vélo, en cette saison, c'est un peu comme se balader, les mains dans les poches, au paradis...Sur le bateau, on pose son vélo dans un coin du garage, à moitié vide, comme contre un arbre quand on va pisser... Le lendemain on sort avant les voitures, évitant ainsi les gaz d'échappement !
A Bastia, à l'aube, un petit tour en ville pour choisir son troquet sur le vieux port,
et on prend le p'tit dej' en terrasse, avec les odeurs et l'accent qui se promène gaillardement...
Cap au nord , la route en bord de mer nous permet d'admirer à chaque pointe passée un nouveau paysage, les petits villages se traversent sans feu rouge...Erbalunga, le petit "Saint Trop' " de Corse !
La marine de Pietra que certains reconnaîtrons...

On a que 50 bornes à faire jusqu'à Centuri, de l'autre côté du cap, mais, en repartant après une petite sieste, les jambes sont lourdes, et le baluchon est devenu un vrai sac à dos ajoutant son poids au notre, arrachant des plaintes à nos jambes et notre séant.( c'est classe comme expression, non ?)
On coupera au plus court, la D35 à gauche, à la marine de Méria, pas de col mais une montée progressive, progressant jusqu'à un genre de col !La route pas méchante, mais le sac un peu lourd !
A l'arrivée, la maison ouverte et les sacs vidés, on s'pose 5 minutes pour admirer l'endroit... En haut,"la chapelle"pied à terre et au ciel des amis avant qu'ils ne construisent... Nous on prend la maison !Super la maison, on a même les clefs!
Faut quand même repartir pour acheter quelques provisions, le week end s'annonce délicat, un dimanche, un lundi 31 et après un jour férié... On ne sait jamais avec les corses!...On opte pour un aller-retour à Morsiglia, la superette est accueillante... 6 bornes aller-retour, le sac est encore lourd les bouteilles sans doute ?
Le Patrimonio en guise d'apéritif avec un peu de charcuterie corse... La fatigue est oubliée.
23:10 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
08.11.2005
SNCM : Restauration "rapide" sur le Pascal Paoli !
Le Pascal Paoli, çà vous dit quelquechose ?
Eh oui, c'est bien ce cargo mythique de la SNCM, détourné par les grévistes il y a quelques semaines et "libéré" héroïquement par le GIGN héliporté sur le pont du navire, au large du port de Bastia...
Impressionnés par ce passé historique récent, de retour du week end de toussaint en Corse, nous parcourions avec curiosité les coursives du batiment, à la recherche de vestiges des combats opposant les syndicalistes, la compagnie maritime et les forces de l'ordre...
Rien d'anormal sinon un luxe, quelque peu dispendieux, pour ce que l'on appelle vulgairement un cargo !
La traversée s'annonçait bien. Avec un petit retard qui sera autant de sommeil en plus le lendemain, nous quittions Bastia et ses lumières pour bientôt s'écarquiller les yeux en cherchant à repèrer les villages du cap, traversés quelques heures auparavant... Depuis 20 ans que je joue à ce petit jeu, j'avoue mon impuissance... Problème d'échelle sans doute !
On nous avait vanté le restaurant du cargo, et c'est donc fermement décidés à l'expérimenter, que nous en consultions la carte. Rien de folichon, pas de gastronomie typique, s'étant déjà offert un repas remarquable à Erbalunga quelques heures avant, nous décidâmes de nous rabattre sur le pic-nic prévu initialement pour le midi.
L'entrée du petit port d'Erbalunga.
Charcuterie corse, fromage corse, pain aux chataîgnes... Diable, il manque le vin !
On part donc en chasse sur le bateau, et décidons d'acheter une bouteille... Devant la queue au guichet "Restauration rapide", on tente le coup au "Service au bar", juste à côté, et réclamons une bouteille à portée de main du barman... Impossible c'est pas la même caisse !
9 clients et 35 minutes de queue au guichet "restauration rapide"!
Un "serveur-caissier-cuisinier" prend les commandes, met à chauffer au micro-ondes ou au toaster, attend les 2 ou 3 minutes requises, fait le ticket, encaisse et rend la monnaie... A côté de lui, un marin, en bleu de travail, discute et de temps en temps lui tend le plat réchauffé...
35 minutes pour un pôt des Barronnies (50 cl.) à moins de 3 €! Un verre en apéro, la charcuterie bien arrosée, il ne nous restait rien pour un succulent fromage corse... Me voilà obligé de repartir à la "chasse au rouge".
Cette fois c'est pas 9 personnes , mais une trentaine qui attendent à la "restauration rapide", malgré l'heure tardive... Je ne peux me résoudre à renoncer à un verre de rouge avec mon fromage...
Je tente le coup "du cheval de Troie" et demande à un gars à l'allure sympathique sur le point d'être servi, de m'acheter mon vin et lui tend la monnaie...
"C'est pas possible, moi j'ai poireauté 3/4 d'heure !"
Après quelques explications alliant sincérité et bon sens, (j'ai déjà fait la queue une fois, j'en suis au fromage, une transaction de moins c'est autant de temps gagné pour les suivants...) je récupère mon pôt de Barronnies et file terminer mon repas...
Gratte, détournement, coulage...
Au lendemain de la reprise du travail après les dernières grèves à la SNCM, des langues s'étaient déliées et l'on avait vu fleurir dans la presse toutes sortes d'accusations, de suspicions et d'allusions... En tout cas rien de prouvé actuellement, mais nous ne pouvions nous empêcher de faire le rapprochement... Manque de motivation et fin de "petits avantages". A mon retour, ouvrant ma boite aux lettres j'y trouvait le libé du mardi 1er novembre. Page 30, rubrique "grand angle" :
"SNCM. Petits trafics en eau trouble"Surprenant non ?
Mais nous avons surtout pensé que le serveur devait avoir un copain qui "pionçait", dans une cabine, derrière, au lieu de lui donner la main...
14:55 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.09.2005
C'est où, çà, l'Aubrac ?
10 p'tits jours de vacances au milieu de l'été...
Fallait trouver quelquechose de super, pas trop loin, pas trop grand, pas trop cher, (j'investissais alors, pas mal dans le réaménagement de l'appart'), pas trop touristique, (j'aime être tranquille), mais beau, riche, plat (pour le vélo c'est mieux)...
Va pour l'Aubrac ! fis-je d'un air entendu...
B. venait de me proposer du vélo en Aubrac, moi qui, avec mes travaux, lui imposais des vacances laborieuses et sédentaires, je ne pouvais faire la fine bouche...
Bonne idée ! Super !
Mais, à propos, c'est où, cà , l'Aubrac ?
J'avais beau être de l'ancienne école, celle qui apprenait les départements et les chefs lieux de canton, le trou, sec...J'pensais bien qu'c'était au sud de la Loire, mais entre Blois et les pyrénées...
Alors si vous êtes aussi ignard que moi, je vais vous éviter une recherche fastidieuse.
L'Aubrac, c'est au sud du Massif Central,sur trois départements, le Cantal, l'Aveyron et la Lozère.
Entre Saint flour et Millau, entre Aubenas et Cahors, à 340 km de Grenoble mais à 4h30 de voiture, car les routes ne sont pas...
Un plateau pas très grand, 40km par 20, à 1000m. d'altitude en moyenne, assez vieux pour être constitué de granit et basalte.
Beau, très beau,
Pour plus de photos, consultez l'album...
plat avec des perspectives à perte de vue, désert, çà a été mieux que bien!
Vélo, camping, gastronomie, histoires et visites, du soleil mais pas trop chaud (à 1000m. d'altitude...) même que la nuit, fallait se serrer pour ne pas avoir froid...
23:15 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.09.2005
Islande, rêve ou réalité ?
23:40 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
14.07.2005
A l'heure de la sieste...
Enfant, elle vexe, elle énerve, on salit les draps, mais surtout elle nous prive de précieuses heures de jeux, bref, on la hait !
Ado, elle permet de récupérer des nuits blanches passées à lire ou à parler, elle n'est pas un rituel ni une obligation, seulement une impérieuse nécessité quand on a dépassé les limites.
Alors n'importe où, n'importe comment, on dort comme un adolescent, "à donf", pendant une demie heure ou cinq heures, si besoin !
Adulte, on a appris à donner à la sieste plein de contenus et d'utilités différents:
Elle répare, elle repose, elle détend, on en profite on en jouit, elle dure de 10 à 60 minutes, au boulot, sur un siège, une table, sur un canapé ou dans un fauteuil, et parfois même dans un lit !
Quelques minutes avant de s'allonger, le corps anticipe déjà le plaisir de la position choisie, l'esprit se propulse dans cette nouvelle dimension du conscient de l'inconscient, à mi chemin entre les deux.
Bien que parfois j'opte avec délice pour quelques dizaines de minutes d'une sieste réparatrice, moi je préfère une sieste coquine.
Une bonne sieste "crapuleuse-profonde"; un gros câlin puis un doux rêve dans un profond sommeil, nos corps encore mouillés, enlacés, entremêlés...
"Programme pour un midi d'été, en vacances":
1- Bière fraîche après le tennis du matin.
2- Repas léger et frugal arrosé de rosé glacé.
3- Un bon café.
4- Et alors la fatigue et le désir...
La fatigue et le désir se font sentir et se mélangent dans nos corps et nos esprits, doucement nous glissons vers le lit en nous caressant déjà, pour exciter notre désir....
recto...
verso...
11:35 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note







































